
Optic 2000 Bourgarel Centre agréé "Spécialiste Basse Vision" 2009
QU'EST CE QUE LA BASSE VISION ?
Lutter contre l'altération de la vue, c' est, dans une démarche quotidienne, avoir recours à des techniques, des instruments, des conseils, propres au soutien et à la stimulation. Aujhourd' hui des savoir-faire et tout un appareillage sont à la disposition des personnes atteintes de difficultés liées à la mauvaise vision.
Nous présentons ici quelques exemples et réflexions susceptibles de fournir aux lecteurs une idée assez juste de ce que peut proposer l'avancée technologique actuelle.
Les causes
Les causes d'altération de la vision sont nombreuses, mais actuellement l'altération de la vision centrale est dominée par l'atteinte dégénérative de la macula.
Cette dégénérescence maculaire liée à l'âge (D.M.L.A.) correspond au vieillissement pathologique de la rétine maculaire.
L'augmentation de l'ésperance de vie, les conditions modernes d'existence expliquent probablement l'augmentation relative du nombre de sujets atteints.
Les solutions
Plutôt que de se focaliser sur ce qui est perdu, il faut considérer les potentialités résiduelles de l'oeil ou des yeux atteints.
Mieux utiliser la vision résiduelle, stimuler des zones rétiniennes encore fonctionnelles, développer des moyens de compensation : c'est là tout l'enjeu de la rééducation basse vision.
Les techniques de traitement des affections se sont développées, affinées et les limites ne cessent d'être repoussées. Parallèlement. la prise en charge cohérente d' un patient atteint de basse vision représente un progrès thérapeutique considérable.
Cette prise en charge nécessite la collaboration d'une équipe pluri-disciplinaire autour du projet pour optimiser la vision restante.
Ainsi, les différentes phases d'une prise en charge peuvent être résumées de la façon suivante :
1 - L' âge aidant, la vue s'altère. Dès que la vue baisse, il faut consulter un ophtalmologiste afin d' établir un bilan, faire une angiographie qui laisse apparaitre les modifications de la rétine maculaire. Le diagnostic est posé et la prise en charge adaptée.
2 - Evaluation des capacités résiduelles du malade consignées dans un livre d'évaluation selon le schéma :
* ce qu'il a fait
* ce qu'il ne peut plus faire
* ce qu'il veut et va pouvoir faire.
Ce livre d'évaluation permettra de suivre les progrès réalisés.
3 - Parallèlement, est recherché le meilleur équipement d'aides visuelles de loin et de près.
4 - La rééducation proprement dite peut intervenir en s'aidant si nécessaire de prismes permettant de retrouver la sensation "droit devant".
5 - L'ergothérapeute complète le travail en évaluant et en développant les capacités du sujet dans les gestes de la vie courante.
6 - A tout moment, selon les symptômes, le patient peut être revu par l'ensemble de l'équipe et le plan ré-orienté.
Les possibilités optiques d'amélioration
Tout mal-voyant doit savoir qu'une simple loupe, un bon réglage, une addition corrective de vision de près bien choisie, un système optique grossissant et enfin un téléagrandisseur, pourront lui apporter une amélioration et lui permettre de reprendre, en partie du moins, une activité qu'il avait abandonnée.
On peut aussi retrouver une autonomie perdue. La gamme des loupes notamment est très étendue, avec des différences :
* de grossissement
* de manipulation
* d'éclairage (intégré, avec des couleurs différentes)
* de forme (grande, petite, ronde, rectangulaire)
* de port (autour du cou, dans le sac ou non portable)





En conclusion
Toute personne présentant une baisse d'acuité visuelle non compensable par une correction "traditionnelle" doit penser que l'optique et l'opticien conseil peuvent lui apporter des solutions et, par là même, un certain plaisir de mieux vivre. Il est bien entendu que tout essai sera fait après un examen ophtalmologique.
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